Découverte du livre de base d’Aventures dans le Monde Intérieur

Aventures dans le Monde Intérieur Un exemplaire d’A.M.I. à fini par se perdre à mon adresse… ;)Un premier avis concernant « Aventures dans le Monde Intérieur ». Voyage au Centre du Jdr… Boutade mise à part, je l’ai attendu pendant presque une semaine. L’attente à cela de bon, qu’elle laisse vagabonder l’imaginaire et qu’elle fait monter le désir. Comme je lorgnais sur le jeu et que j’hésitais depuis longtemps, j’ai eu l’impression de rajeunir et d’acheter l’un de mes premiers jeux. Amusant (et agréable) après presque 25 ans de jdr.

J’avoue que je n’ai pas encore terminé ma lecture. Ce qui suit n’est juste qu’un petit retour « parce que j’en ai envie maintenant ». Parce que je attendais beaucoup et que je suis évidemment à la fois enthousiaste et un poil déçu. Mais je poursuis.

Le plumage de la bestiole est réussi. Le bouquin est vraiment agréable à regarder comme à feuilleter. Pour l’illustration de couverture, chacun ses goûts. Personnellement je la trouve plutôt pas mal. Ceci dit la première me plaisait assez. Elle avait un côté Earthdawn du meilleur effet. La dramaturgie de celle-ci rend l’ensemble peut-être plus dynamique ?

Pour le ramage, je distingue l’univers de la mécanique. Pour l’univers, je serais assez rapide (vu que je n’ai pas – encore – fini ma lecture). En règle générale, je ne suis pas fan des points de vue subjectifs pour « balancer » le background d’un jeu. Deux raisons. Primo, lorsque j’ai besoin d’une information, je n’aime pas avoir me battre avec un « emballage » aussi touffu qu’inutile pour la trouver. Deuxio, en plus d’être inutile, il y a toujours la crainte que cet enrobage soit maladroit ou d’un style… pas terrible. J’avais, je ne sais plus en lisant quelle critique, compris que la lecture avait paru assez austère. Pour ma part, rien de tout cela. Et après les premières lignes, mon appréhension s’est envolée et, finalement, je trouve la lecture plutôt agréable et l’usage du point de vue plutôt pertinent. Une petite question en passant, pourquoi ce choix de mettre la nouvelle « d’ambiance » à la fin de l’ouvrage ? Je ne l’ai pas lu immédiatement, mais après sa lecture, je l’ai un peu regretté.

Premier petit regret, s’il est vrai que l’écriture est agréable, MJ débutants passez votre chemin. Peu de texte strictement dévolus au « DM ». Quelques conseils par-ci par-là, mais rien d’étouffant. J’aurais apprécié quelques aide de jeu afin de synthétiser les informations importantes, utiles, et/ou à partager avec les joueurs. Une échelle temporelle ou une chronologie du dessous ainsi que du dessus depuis sa découverte aurait été bienvenue. Idem pour un résumé des situation géographiques des accès répertoriés ainsi que de leurs destination. Que dis-je… une carte ! Si j’ai beaucoup apprécié l’aide de jeu de la page 43 (Créer ses propres contrées), mais la première interrogation qui y est posée est Où et pourquoi ?. Tu l’as dis… on retrouve le travers qui me chiffonne avec les textes à point de vue subjectif : retrouver les infos.

D’un point de vue plus général, j’aurais aimé que l’on me démontre cette ambiance par plus de matériel (notamment visuel). Plus d’illustrations de l’Atlantide, des cartes ou des extraits de cartes réalisées par les cartographes des expéditions précédentes, une chronologie faite par les historiens ou les archéologues du Club… afin de donner vie à cette fantastique machinerie qu’est le Club Arcadia. Tel que, c’est un peu vide. Comment montrer aux joueurs toutes ces richesses, leur faire goûter l’ampleur du Club Arcadia, la foi et le travail incroyable de ces érudits et aventuriers qui explorent et installent des colonies toujours plus loin ? Car si l’écriture est bonne et le point de vue (un débriefing au jeunes recrues) est bien trouvé, le déficit d’aide de jeu est un peu cruel pour le MJ voulant embarquer sa petite troupe illico.

C’est ce qui m’a manqué le plus : à trop vouloir privilégier l’ambiance, on y perd un peu la jouabilité et le jeu lui-même. MJ de tous horizons, préparez l’huile de coude ! Le plus drôle, c’est qu’il y a un mode « carte d’aventure ». L’intrigue se situe dans une zone définie et les joueurs l’explorent librement pour parvenir à leur fins. Idée parfaitement pertinente, mais comment arriver jusque « là » et où se trouve ce « là » ? Ben heuuu… Téléportation, Scotty ! L’approche scientifique du Club Arcadia en prend un coup. Donc, pas mal de boulot à rendre tout cela vivant et « réel ».

Pour la mécanique, j’étais particulièrement attentif – j’adore les systèmes de jeu…
En arrivant sur la page 121 et les suivantes (celles expliquant le système), j’étais conquis : l’essentiel est là et dit de manière organisée. Bon finalement à l’usage, cela ne m’a pas empêcher quelques feuilletages pour créer un personnage…
Le principe du système me plait bien, classique (un brin de d6 System) et relativement simple. Il faut additionner le résultat de 3d6 auxquels on ajoute le modificateur de Talent qui peut être encore un ou plusieurs d6 et/ou une valeur absolue (positive ou négative). Enfin, il faudra modifier tout cela en fonction de la difficulté (positive ou négative elle aussi). Un fois tout cela calculé, cette somme doit être supérieure ou égale à 10. D’ailleurs, pour connaitre la qualité, il faut calculer la marge par rapport à 10. Par exemple 4d6+2 pour faire plus que 10. Fastoche. Un peu trop même. En plus, je déteste les calculs à rallonge en jeu… du coup, paf, règles maison.

Autre petit regret, la personnalisation des personnages parait un peu limitée (pour l’instant ?). Je trouve que le principe des qualités et défauts est un peu sous estimé. D’ailleurs, combien peut acheter une qualité après la création de personnage ? Peut-on racheter un défaut ? Combien ? Très peu à distribuer dans les talents. Les personnages qui sont sensés avoir un peu de  vécu ou des formations supérieures ne sont définis quasi exclusivement par leur occupation (merci les qualités encore). Pas de Violon d’Ingres. Cela donne des moules un peu étriqués. Quelques points supplémentaires, comme proposé page 124, ne feraient pas de mal, effectivement. Petite question en passant, page 125 Jean obtient quoi avec les 2 points dépensés en linguistique ? Un +2 ? Faut-il utiliser la table d’expérience page 144 pour utiliser ses points ? Je ne pense pas, mais ça manque un peu d’explication pour celui qui découvre le jeu.

En plus, ce qui m’a frappé, c’est qu’au cours de ma lecture des fiches des  personnages prétirés présentés dans le livre 5, je n’y retrouvais que peu d’éléments de leur texte de présentation. Ils ont un passé, des caractères ou des traits solides, mais les valeurs ne reflètent que des « débutants » parfois incohérents. En fait, plus que quelques chiffres bien placés pour refléter l’expérience, il manque surtout des qualités et défauts pour légitimer les traits de personnalité mentionnés dans les textes. Si Georges Fontaine est si maladroit, pourquoi n’est-il pas malhabile ? D’ailleurs, les qualités et défauts sont inversés sur sa fiche. Cinthia est irrésistible mais pas charismatique. Et cetera. Le système des qualités et défaut est vraiment très intéressant mais s’il est vrai qu’il est difficile de résumer la personnalité en deux ou trois mots, mieux vaut utiliser les plus incontournables. Voilà pourquoi je me suis dis « c’est tout » après la création du personnage. J’avais encore d’autres idées à exprimer à propos de mon cartographe, mais rien ne me permettait de les retranscrire.

Ces petites incohérences et quelques erreurs restantes ont nuancé un bilan qui à frisé la béatitude.

Car oui, c’est du super boulot. Du lourd. Du bon. Vraiment une superbe surprise. D’autant que je ne doute pas que le supplément à venir viendra  résoudre une partie des défauts mentionnés ci-dessus et que l’errata téléchargeable* sur le site des Ludopathes s’occupera de l’autre.

En tout cas, bravo, merci, et vivement la suite !


*À propos des téléchargements dans la boutique, je comprends pour la gazette, mais pour l’errata et la fiche, non. Attendre une autorisation quelconque pour télécharger une fiche en basse définition (les textes aussi o_o) et les corrections d’un livre pour lequel on vient de dépenser environs 40 euros, je trouve ça anachronique et peu commerçant.

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